XVI - I - MMVIII

Et c'est à chaque fois que j'y r'pense que j'me prends une baffe dans la gueule ...
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 06:53

Cela fait déjà 365 jours que tu es si loin de moi et pourtant il n'y a que 365 jours qui me rapproche un peu de toi ...

Cela fait déjà 365 jours que tu es si loin de moi et pourtant il n'y a que 365 jours qui me rapproche un peu de toi ...
Tout devais un jour ou l'autre arriver ... Ce 16 Janvier 2008, ce 16 Janvier 2009. Les autres arriveront sûrement plus vite que je ne le pense, mais n'était-ce pas les plus difficiles ? Les plus redoutables ? Plusieurs fois je me suis demendé comment tout allait se passer sans Toi, j'étais bien consciente qu'un jour quelque chose allait nous séparer. Mais je mentirais si je disais que je savais que ça allait arriver aussi rapidement. Au fond d'moi j'me disais qu'tu serais encore là dans 20 ans. J'ai été naïve. Mais j'me sentais rassurée et vraiment j'croyais qu'rien allait nous arriver ... L'année est si vite passée ! Un an ... J'ose a peine y croire. Les premiers mois me semblaient au début qu'une journée puis ensuite une éternité. Mais là un an ... C'est impossible. Un an que j'avance en titubant, un an que je suis en équilibre, un an que j'ai perdu ma stabilité. Un an que mon si beau royaumme s'est éffondré. Un an qu'le Bonheur a un arrière goût. Un an qu'j'ai mal pour moi, pour Eux, et surtout pour Elle. Un an que j'men veux, un an qu'j'en veux à la vie. Elle l'a dit y'a pas si longtemps : " Y'en a d'autre qui d'vaient partir avant. " Alors pourquoi toi ? Tellement vital a mes yeux, la première braise a mon feu qui n'cesse de brûler pour Vous. Ma bousole ne marque plus l'Nord, j'n'ai plus de repères. J'ai perdu mon équilibre, c'lui qui m'tenait debout. Qui me relevait a chaque fois que j'tombais. J'aurais tout fait pour Toi, j'aurai donné ma vie pour mon Roi. Le premier Homme dans mon coeur, mon Héros. Plus rien n'est facil sans Toi, y'a plus vraiment d'joie. Les rires et les sourirs sonnent trop souvent faux. Y'a un truc qui m'rapelle qu'la vie n'sra plus jamais belle. Y'a une trop grande partie d'moi, qui s'est envolé avec Toi. J'cherche mes mots, les plus beaux mais j'y arrive pas; rien n'vaux ta grandeur, j'ne serais jamais a ta hauteur. Même quand l'soleil brille mon ciel contient un nuage gris, et pourtant malgré la pluie tu l'illumines. J'ai l'impression qu'les étapes sont des épreuves, j'dois apprendre la vie et y rentrer sans Toi à mes côtés, et c'est dans ces moments là qu'j'réalise tout c'qu'on est entrain d'rater. T'imagines pas comme Noël c'est difficil, comme tu manques aux anniversaires. J'm'éfforce de continuer, parce que c'est la vie et que t'aimerais pas m'voir faiblir et pourtant j'm'en veux vraiment. J'comprends pas comment j'peux vivre ainsi sans Toi. Le coeur de pierre le trouverait-on chez moi ??? Quand j'cherche une solution a tout ça, j'me dis que j'préfère faire semblant, d'oublier, comme si tout c'la était normal. Mais j'me doute bien que j'cache tout ça, qu'j'ai pas envie d'montrer qu'j'ai mal. Sinon pourquoi j'dirais qu'les autres "s'en foutent" qu'ils se voilent tous la face ? J'te jures rien n'est facil. Tout est trop difficil. T'es pas là pour m'voir évoluer, pour m'voir changer. T'es pas là pour voir mes conneries, ni pour voir c'que j'accomplis ... J'sais même pas si t'es derrière moi, si tu m'suis. Me vois-tu réellement d'là haut ? J'te jures j'ai cette peur qu'tu m'ai laché la main, cette peur d'ne plus faire partie des tiens. Tellement peur de te décevoir alors j'm'éfforce d'avancer pour Toi, de continuer pour Toi, d'battre pour Toi. Si tu savais le nombre de fois où j'me dis : " Ca, j'lai fait pour lui". J'ai souvent choisit la facilité depuis ton départ, j'sais pas pourquoi. Dans certains d'mes choix j'me reconnais pas. J'me déçois, et j'penses a Toi. J'me demende si même malgré ça t'es toujours fier d'moi. Du coup y'a des fois où j'm'en veux. J'me languis d'être a tes côtés, pouvoir t'dire que j'n'ai cessé d'penser a Toi, qu'personne n'a pris ta place. Que mes pensées t'étaient destinées. Que t'étais partout dans ma mémoire. Que rien ne t'as éffacé même pas cette putain de distance, même pas ces putains d'années. Non rien. Et ça j'te l'promets. T'es en moi, t'es ce sang qui est dans mes viens, t'es ces battements d'coeur. T'es mon tout, t'es mon Roi. Ma plus belle et plus grande fierté, celle que je n'cesse d'estimer. T'es ma plus grande valeure. C'lui qu'est gravé sur mon coeur. J'ai ce besoin de te revoir, ne serait-ce une dernière fois. Te dire tout ce que je ne t'ai pas dis, tout c'que j'ressens au jour d'aujourd'hui. Profiter un moment, prendre ma " dose de Toi " pour affronter tout c'qui m'attend. C'qui m'évitera d'faiblir. Un an qu'tout s'est arrêté, qu'mon monde a cessé d'tourner. Un an qu'les réveils sont plus difficiles. Un an qu'les matins sont moins ensoleillés, un an qu'les nuits sont plus glacées. Un an qu'mes rêves se sont achevés, un an qu'le sang n'coule plus dans cette artère principale, primordiale que tu es. Un an qu'la douleur s'en va pour mieux revenir. Un an qu'mes poèmes n'sont plus les mêmes, un an où au lieu de te ret'nir j'te rapelle. Un an que j'me dis qu'le plus dur n'est pas passé. Un an que j'compte les années qui m'restes a survoler avant de v'nir te retrouver. J'te jures y'a des fois où j'prendrais bien mon ticket. Un an qu'face a ton abscence j'survit. Un an qu'la vie a l'goût d'un fruit pourri. Les souvenirs me maintiennent, ils ne me restent plus qu'eux. J'men sers dès qu'ça va pas. Un an que j'n'ai rien oublié de cette sale soirée. De cet appel, de cette question : " Comment il va Papy ? " De cette réponse ... " Il est mort ..." Et d'cette phrase : " Pourquoi ? Il avait pas l'droit !! " J'm'en veux d'avoir dis ça, j'ai pas pensé à Toi ... Mais tellement d'fois j'me suis dis : " Et s'il s'était battu juste encore un peu, il s'rait encore là " alors qu'tu disais aux infirmières qu'tu n'en pouvais plus. J'repense a cette fois où tu as dis : " J'me suis accroché pour les petits ... " A mon tour d'm'accrocher pour Toi. Mais tant d'fois j'trébuche. Rien ne s'éfface,tout est gravé. J'me revois sortir d'la voiture, sentir mes jambes trembler en voyant ta voiture. Aller chez Elle et pleurer dans ses bras. Demender si on pouvait te mettre le t-shirt qu'on t'avais offer a Noël en se disant : " Il le mettra cet été. " On ne s'est jamais autant trompé. Rester toute la journée chez Elle, passant pendant deux jours devant ta chambre aux volets fermés ... Lui faire des calins comme quand j'étais petite, se faire cette promesse avec Elle de ne pas pleurer pour l'autre. La prenant sous mon aile, comme si elle était devenue une petite fille fragile. Ecrire ces poèmes et enfin te les donner. Entendre les gens dire que c'était beaux. Prendre cette décision de venir te voir, avec cette immense peur. Faire ces pas si difficiles. T'embrasser et sentir ce froid sur Toi qui voulait tout dire. Revoir les nombreux bouquets dépossés dans la chambre. J'repense aux premiers cauchemars qui m'faisaient peur, et ceux qui m'donnaient cette " dose de Toi " qui m'fallait. J'me souviens de Fred pétant un plomb, disant : " Y'en avait qu'un comme lui "; Kyllian du haut de ses quatre ans : " c'est trop injuste la vie ". Ce jeudi soir où j'disais que je n'avais pas envie d'être le lendemain. Christelle qui m'a aidé pour trouver ton dernier cadeau que je t'ai fait. Puis ces personnes qui étaient à la maison. Ce dernier aurevoir, ces derniers bisous, ces calins dans tes cheveux. Te voir passer par la fenêtre en ayant cette peur de te voir tomber. Etre ébait devant tout ces gens là pour Toi. D'cette entrée dans l'Eglise, demendant sans cesse a Christelle si elle venait toujours avec moi lire le texte. Ce texte. Ce con de prêtre de merde. Ce départ pour le cimetière, être aux côtés d'Elle et Tonton qui me dis : " Il était très beau ton texte Céline ". Me demendant si je voulais te le laisser. Cette arrivée au cimetière. Ce dernier aurevoir. Les fossoyeurs qui commencent leur travail. Et cette peur de te voir tomber, de te voir renverser. Cette réaction immédiate de ma part quand j'ai vu l'homme glisser, ce : " Putain de merde ! ", ce : " Chut " pour me calmer, ces larmes et cette rose que j'ai jetté par terre ... Geste que je regrette. Et puis ce texte et ces roses auprès de toi. Ses paroles : " Voilà, c'est fini." Les gens qui commencent à partir, et moi restant auprès de Toi. Tonton me prenant avec lui, quand j'ai dit : " Il est tout seul maintenant. Et Tonton qui me répond : " Non il est avec tout ses copains." C'est drôle parce que avant ce vendredi, je ne cessait de me dire que tu n'allais pas être tout seul, que tu serais avec tes amis. Mais de toute façon tu ne seras jamais seul. Avec ou sans eux. Car nous on est toujours là. Avec toi. Ces premiers jours où j'en voulais aux gens de rire, alors qu'ils faisaient ça pour essayer de remonter la pente. Thibault me réconfortant avec ses neuf ans. Ces visites au cimetière ... Je me souviens de tout. Et surtout je me souviens de Toi. Rien ne s'en va, tout reste. Je regrette tellement de choses mais c'est trop tard. Mais nous rattraperons tout c'que la vie nous a volé, car rien ne peut nous détruire. Rien. Ma fierté s'ra toujours en moi.

Je t'aime à tout jamais

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 16:03

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 05:00